Gauthier prend la plume et vous fait pénétrer dans l'univers de l'After-Show (aka l'A.S.).


 
 

Par Gauthier

GENÈVE
Retour aux loges. Commence l'after. Pas exactement encore, il faut ranger les instruments, plier le backline, remettre superflu dans sa boîte.

Genève : au bar on boit, on se laisse prendre dans la toile, on écarterait presque les bras pour offrir une meilleure prise. Une jolie brune avenante nous aborde de front, nous caresse les cheveux ou la barbe c'est selon. Elle fait de la "muse" (prononcez "miouze") aussi, avec cubase (prononcez "kioubeïze"), elle boit de la vodka featuring jus de pomme, elle en offre, elle fait de la "muse" aussi avec cubase, nous plaisantons. Gilles s'est fait discret mais pas tant que ça, on le retrouve dans le club en plein "plan violoncelle" baroque paraît-il. Petit à petit le spectre de superflu se dissipe, D.J Riccardo mixe salsa le club se remplit de nouveau, les bars vont fermer à Genève, le Chat Noir entamme sa deuxième soirée. Etrange Gilles qui lâche une soirée salsa, lui l'icône latin'lover prétexte un début de grippe ou je ne sais quoi, rejoint Sonia et Michael en route pour l'appartement. Elvis au bar me sert un grand whisky, je suis aux anges, un peu bourré, sans doute pas le seul, la brune aux seins hautains tente d'expliquer à Nico qu'elle aussi fait de la "muse" avec cubase mais à présent elle a le hoquet ce qui ne lui facilite pas la tâche, nous plaisantons. Retour en loges, six mètres carrés entièrement taggés tout confort sans Nico parti rejoindre Michael et sa bande. Elvis est définitivement mon ami, Patrick le patron nous raconte les anecdotes et petites histoires du lieu de sa voix grave et généreuse entamant le premier joint d'une rafale qui altère encore un peu plus nos sens émoussés. Seb délaisse l'alternance bière/rouge pour un pur malt (Laphroaig), j'hérite d'un verre à mon tour mais je peine avec mon troisième Jameson. Riccardo passe un mélange Dub Ragga, ce qui me paraît suspect pour une soirée salsa, je sors et tombe sur le Ignatus crew en concert au Casino à la même heure que nous, actuellement en after. Nous regagnons la loge et nous attaquons au frigo, Re-rafale. La loge devient l'endroit où l'on gaze à Genève. Monsieur Polar (un grand suisse) fait coucou à la porte, you're welcome mais dans mon souvenir il ne fume et ne boit pas ! Des conversations filent, trop ? On échange des disques, des contacts. C' est vraiment très sympa. Un banc de sonorisateurs s'est regroupé à jardin (à gauche du frigo). Ca parle technique, bizness et album de star à sortir, ces gars là n'ont aucun humour mais une sacrée descente ; malgré cela le frigo ne désemplit pas.
Tard : Il apparaît que la Suissesse est dure à draguer (expression récoltée sur place) et la loge se remplit de malchanceux... Rafale. Mû par l'instinct de conservation, Olivier sonorisateur de superflu (parfois comique) termine son bourbon, je l'imite, presque difficilement. Et par veangeance (et un brin de réalisme) nous vidons le frigo (pillage de catering) dans nos sacs (jus d'orange et pepsi) en prévisions d'un matin difficile.
DEMAIN : lever 8:30, départ 10, balance à Noisy (près de Paris) 16:30.
Très tard : un seul joint pour la route à trois - Olivier Seb et moi, qui nous ramène à l'appartement. On ne parle plus, on se douche (une salle de bain pour 8 : prévoyance). "R/O/C/K/Y" du Married Monk au casque. Bonne nuit.         Gog


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