Gauthier prend la plume et vous fait pénétrer dans l'univers de l'After-Show (aka l'A.S.).

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Par Gauthier

RENNES
Toulouse>Rennes. Jour off pour nous.
Traumatisant trajet, le camion trop bruyant, la route interminable nous rêvons de l'hôtel. Petite visite au Dejazey, le bar où nous jouons demain. Le patron offre l'apéro qui nous ravigotte assez pour atteindre la crêperie puis un autre bar où je lutte avec ma bière et retour à l'hôtel. Mike vient squatter ma télé après s'être fait jeter par Gilles son colloc qui entamme sa 22e heure de sommeil d'affilée (exceptées les pauses repas bien sûr).

2e soir : Où il est question d'une after dans un squat.
Concert à sept et c'est bien connu, plus on est de fous plus on dit de conneries. Paulo, le boss à été d'emblée trop sympa avec nous, le paddy est un régal et chacun a déjà deux verres d'avance. La salle se vide peu a peu, le matériel et rangé on boit à la santé de Gilles qui a fuit avant le rappel vers la gare pour attraper le train qui l'amènera à ses élèves demain. Robin précise qu'il voudrait rentrer pas trop tard et recommande vite un pastis. Sonia et Mike (qui vibre encore de ses GinTo) rentrent.
Seb que j'ai trouvé phosphorescent durant le set prend maintenant le relais de Mike et tourne au GinTo (ça goûte toujours le médicament) ; m'étonnerait qu'il finisse la nuit en un seul morceau, d'autant qu'à la pause des gens plutôt sympas m'ont accosté pour, en vrac, me parler du Tournebride, me demander de jouer Le Secret (et pourquoi pas Métropolitain pendant qu'on y est) et, si le cœur nous en dit et si le corps dit oui, nous inviter à une after à deux pas de là dans un squat où m'assurent -ils on ne pourra Ítre mieux traités. Photo. En attendant, tournée. Arnaud, qui joue presque à domicile, tient une forme olympique et recommande vite vite avant le retour de Robin qui veut partir tôt. Robin revient et reprend un pastis le temps qu' Arnaud finisse son verre. Mais l'ambiance change. La salle qui s'est vidée après le concert se remplit plus que peu, j'en parle à Paulo qui m'entraîne aussi sec vers le petit bar, c'est l'heure de fermeture des autres rades et avant le coup de feu il y a un rite m'explique-t-il : vodka, gin, get 31. Il me faudra deux bières et pas mal de temps pour récupérer un peu de maîtrise. Pendant ce temps au grand bar, il y a Angélique. Angélique porte bien son nom et son petit quelque chose ne laisse pas de marbre. Scotchés au bar Jérôme et Nico conversent depuis tout à l'heure commandant régulièrement des planteurs maison histoire de la garder dans le périmètre. C'est la foule. De l'autre côté Arnaud et Robin trinquent, enfin retrouvés ils fêtent ça. Robin a une banane à la place de la bouche et pendant que je commande il me dit environ quatorze fois que « c'était vachement bien ce soir ». Avec sa bouille toute gentille, il me rappelle un autre ami et dans le vague je lui souris et nous trinquons, il y a Yann Tiersen et nous trinquons, tout le monde se met à parler me semble-t-il. On recommande. Seb est chaud, il crame des clopes et parle fort, tout le monde crame des clopes et tout le monde parle fort et encore plus fort il y a Herbie Hancock et sur Herbie Hancock il y a ce que j'identifie d'abord comme une hallucination due à l'alcool ; qui me fait essayer d'ouvrir grands les yeux et quitter ma place de rêve derrière le bar : Nico qui danse... Quelques instants de reflexion me sont nécessaires... ... ... puis j'ébauche circonspect, Jérôme 1 - Nico 0. Le temps de rassembler mes esprits, me saisir de mon verre et en route, le grand bar, je dois savoir. Cinq bonnes minutes plus tard, mon verre trois quart vide d'avoir été bousculé, j'arrive. Jérôme est plutôt gai et de me voir il recommande un planteur. On cause mais je ne me souviens pas de tout, Angélique est captivante. Jérôme lève la main. Puis en vrac, un joint dans les loges avec Arnaud et Robin de moins en moins pressé de partir, Seb peut-être. Une fille avec qui j'échange quelques mots sur la joie de vivre mais tout reste flou sauf son sourire. Jérôme danse. Puis soudain la salle est vide, on en fait de même pour nos verres, on récupère ses affaires et on dit au revoir en se dirigeant vers la sortie. Squat, pas squat la question est en suspens quand Paulo le patron autoritaire nous renvoie tous au bar du fond, pas d'adieu sans trinquer, alors je goûte le planteur. Cinq heure et des, dehors le squat paraît désert, on insiste pas, tout le monde dans le camion. Seb me fait penser à une de ces créatures des grands fonds qui correspondent par divers degrés et nuances de phosphorescence, sa luminosité prismée dans un filet de sueur nous assure qu'il vit encore. Un petit joint sur le retour et l'hôtel où Jérôme préfère les toilettes à sa chambre. Arnaud posera Robin directement à la gare.
     Gog


.../A suivre :   Limoges  Lausanne  Bordeaux

 

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